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L'histoire (4ème de couverture)Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. 

L'horizon scintillait. C'est là qu'Anna m'a demandé : " Si j'avais commis le pire, m'aimerais-tu malgré tout ?" Vous auriez répondu quoi, vous ? 

Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l'aimerais quoi qu'elle ait pu faire. Du moins, c'est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d'une main fébrile, et m'a tendu une photo. 

– C'est moi qui ai fait ça. 
Abasourdi, j'ai contemplé son secret et j'ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours. 
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot. 
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu. 
Et depuis, je la cherche. 

Détails

  • Broché: 473 pages
  • Editeur : XO (24 mars 2016)

Pourquoi ce livre ? Parce que ça fait trop longtemps que je n'avais plus lu de roman de Guillaume Musso qui est un auteur que j'aime énormément; la faute au manque de temps et aux terribles tentations livresques !

Mon ressenti : Attention, je préfère vous mettre en garde : La Fille de Brooklyn est un véritable page-turner ! Une fois commencé, impossible de le lâcher !

L'intrigue est rudement bien mené, le style est nerveux, rapide, les chapitres s'enchaînent chacun apportant son lot de rebondissements ce qui permet à l'auteur de nous balader (mais sans jamais nous perdre !), jusqu'au dénouement final qui est des plus inattendus et que j'ai atteint dans un état proche de l'apnée !

Quelques extraits

Les livres ont une singularité qui confine à la magie : ils sont un passeport pour l'ailleurs, une grande évasion. Ils peuvent servir de viatique pour affronter les épreuves de la vie.

Chaque vie connaît un jour ce type de séisme : ce moment où les sentiments deviennent des allumettes craquées au milieu d'une forêt desséchée. Le prélude à un incendie capable de ravager toutes nos fondations et de nous entraîner vers l'abîme. Ou la renaissance.

Je suis cette fille solaire qui court sur le sable tiède de Palombaggia. Je suis le vent qui fait claquer les voiles d'un bateau en partance. La mer infinie de nuages qui donne le vertige derrière le hublot. Je suis un feu de joie qui brûle à la St Jean. Les galets d'Etretat qui roulent sur la plage. Une lanterne vénitienne résistant aux tempêtes.
Je suis une comète qui embrase le ciel. Une feuille d'or que les rafales emportent. Un refrain entraînant fredonné par la foule. Je suis les alizés qui caressent les eaux. Les vents chauds qui balaient les dunes. Une bouteille à la mer perdue dans l'Atlantique. 
Je suis l'odeur vanille des vacances à la mer et l'effluve entêtant de la terre mouillée. Je suis le battement d'ailes du bleu-nacré d'Espagne. Le feu follet fugace qui court sur les marais. 
La poussière d'une étoile blanche et trop tôt tombée

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