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 Présentation :

  • Poche: 264 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (27 août 2014)
  • Collection : Littérature

Résumé (4ème de couverture) : « En amour, on croit être deux alors qu'on est trois. » Cinq nouvelles (...) où Eric-Emmanuel Schmitt parle de l'amour sous toutes ses formes : conjugal, clandestin, paternel, filial, mais aussi, amour de l'art ou amour de l'humanité. À travers un suspense subtil et ensorcelant, il dévoile les secrets de plusieurs âmes pour déjouer la complexité du cœur humain.

Pourquoi ce livre ? Parce qu'entre deux romans denses, j'ai ressenti le besoin de lire des petites histoires et qu'Eric-Emmanuel Schmitt ne m'a jamais déçue dans l'art d'écrire des nouvelles.

Mon Ressenti : L'art d'écrire une nouvelle n'est pas aisé et s'il y a bien un auteur qui ne m'a jamais déçue dans ce domaine c'est Eric-Emmanuel Schmitt. Une fois encore, après avoir été conquise par Odette Toulemonde et Autres Histoires et Concerto A La Mémoire d'Un Ange, j'ai été plus qu'emballée par ce recueil qui m'a fait passer par tant de sentiments différents ! Un de mes professeurs de fançais au lycée nous avait dit lors d'un cours que l'élément le plus important dans une nouvelle était sa chute. Et je peux vous dire que les chutes de ces cinq histoires sont très surprenantes ; tour à tour, j'ai été émue, j'ai été bouleversée, j'ai ri, je suis restée sans voix et j'ai frémi. De plus, l'auteur livre une très interessante étude de l'âme humaine à travers tous les personnages qu'il nous donne à rencontrer.

Les Deux Messieurs de Bruxelles est un livre à lire et relire à cause du plaisir qu'il procure mais aussi pour les émotions qu'il véhicule.

A noter :

- la version poche comporte une journal d'écriture qui est plus qu'ontéressant puisqu'Eric-Emmanuel Schmitt nous fait pénétrer dans les coulisses de son livre

- la nouvelle Le Chien est parue dans une version un peu plus longue chez Albin Michel.

Quelques pépites

Nous vivons tous deux vies, la factuelle, et l'imaginaire.

Si les hommes ont la naïveté de croire en Dieu, les chiens ont la naïveté de croire en l'homme.

La mort n'est qu'un service rendu à la vie pour qu'elle se renouvelle et continue.
Si la terre s'encombrait d'immortels, comment coexisrerions-nous ? Il nous faudrait alors inventer un moyen de faire de la place aux nouvelles générations.
La mort constitue la sagesse de la vie.

La littérature nous met en garde contre les idées simples. En cela,elle agit différemment de l’idéologie qui, elle, tend à chercher l’élémentaire sous la pluralité.

Le bonheur ne consiste pas à se mettre à l'abri de la souffrance,mais à l'intégrer au tissu de notre existence.

* Il faut aimer l'homme... mais qu'il est difficile à aimer ! De même qu'on ne peut pas être optimiste sans connaître intimement le pessimisme, de même ne peut-on chérir l'humanité sans la détester un peu. Un sentiment porte toujours son contraire. A chacun de peser du bon côté.

Le mot de la fin :