Les événements de ce week-end m'ont laissée sans voix. Je suis bouleversée, anéantie par tout ce déferlement de violence qui sévit partout dans notre pays. Dès le début du  mouvement des  Gilets  Jaunes je disais à qui voulait l'entendre que cela allait dégénérer mais jamais, jamais, je n'aurais pensé voir les images que j'ai vues samedi soir et hier soir (et encore, je n'ai fait que regarder le début du  JT car c'était au-delà de ce que je pouvais  supporter).

Ce  matin, j'ai lu sur FB ce très beau texte de Stan  Rougier que je partage bien volontiers  avec  vous, dans l'espoir de  jours  meilleurs  ...

"Force de la non-violence : 
Gandhi face aux Anglais, 
Martin Luther. King aux U.S.A., 
Nelson Mandela en Afrique du Sud, 
Mgr Romero au Salvador,
Helder Camara au Brésil 
Lech Walesa en Pologne, 
Vaclav Havel en Tchécoslovaquie,
le cardinal Sin aux Philippines...

Le cardinal Sin m'a raconté, en 1987, comment il a invité, par la radio, la population à descendre dans la rue pour protéger deux généraux fatigués de servir un dictateur (Ramos et Enrile)... 2 millions de Philippins ont fait face à la police et à l'armée 4 jours et 4 nuits sur l'avenue de Manille dédiée à "Tous les Saints"....Pas un coup de feu... Pas un blessé... Des jeunes filles grimpaient sur les tanks de Marcos avec des bouquets de fleurs. Cantiques et prières se sont succédé... Devant tant d'amour et de ferveur, le dictateur a filé comme le diable devant Marie...(J'ai raconté cette belle histoire dans le journal Le Monde en 1987) ..
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"La violence est la loi du fauve, la non-violence est la loi de notre espèce" ( Gandhi).........

Je rêve (avec ceux qui accepteraient de se joindre à cette entreprise) de fonder un Prix, une sorte de "Nobel" pour la Jeunesse. Un Prix qui honorerait une initiative de jeunes dans un projet de réconciliation... Car je crains fortement que la tendresse, le pardon, la fraternité ne soient assez délaissés à notre époque "Nous marchons vers les temps les plus noirs du monde" (Saint Ex) .

Robert Aron en 1946 écrivait : "Ce qui a frappé Saint Exupéry au cœur autant qu'une balle ennemie, ce sont les querelles entre Français....Saint Ex est mort d'un amour trop exigeant et trop lucide pour un pays dont les enfants avaient perdu le goût de s'aimer"......

Que de Français et de Françaises pleurent ce soir devant trop de blessés,tellement prévisibles....
..et ces haines entre ceux qui se renvoient la responsabilité !..."